Que se passe-t-il si un promoteur en Espagne fait faillite en cours de chantier ?

Que se passe-t-il si un promoteur en Espagne fait faillite en cours de chantier ?

Acheter auprès d’un promoteur en Espagne signifie souvent choisir un appartement moderne, un emplacement attractif, une terrasse, une piscine et la possibilité d’échelonner les paiements. Pour de nombreux clients venus de Pologne, le marché du neuf est très pratique, car les logements sont souvent livrés avec un haut niveau de finition, avec cuisine équipée, salles de bain, climatisation et parties communes.

Mais lors de l’achat d’un bien en construction, une question importante se pose :

que se passe-t-il si le promoteur fait faillite ou n’achève pas la résidence ?

Cette inquiétude est tout à fait raisonnable. Lors d’un achat sur plan, l’acheteur verse une partie de l’argent avant l’achèvement du bien. C’est pourquoi les documents, les garanties, le compte qui reçoit les fonds et un accompagnement juridique indépendant sont déterminants.

Cet article explique quels risques peuvent surgir lors de l’achat d’un bien auprès d’un promoteur en Espagne, ce qu’est une garantie bancaire, quels documents l’acheteur doit recevoir et quoi vérifier avant de verser de l’argent.


Sommaire

  1. La faillite du promoteur en Espagne est-elle un risque réel ?
  2. Pourquoi ce sujet concerne-t-il tout particulièrement le marché du neuf ?
  3. Que deviennent les sommes versées par l’acheteur ?
  4. Qu’est-ce qu’une garantie bancaire lors d’un achat sur plan (off-plan) ?
  5. Quels documents l’acheteur doit-il recevoir ?
  6. Que vérifier avant de signer le contrat avec le promoteur ?
  7. Que se passe-t-il lorsque le chantier est retardé ?
  8. Que faire si le promoteur a des difficultés financières ?
  9. Le rôle de l’avocat lors de l’achat auprès d’un promoteur.
  10. Que conseillons-nous à nos clients ?
  11. FAQ.
  12. Conclusion.

L’essentiel en bref

QuestionRéponse
La faillite d’un promoteur est-elle possible ?Oui, comme dans tout secteur. Ce n’est pas le quotidien, mais lors d’un achat sur plan (off-plan), il faut tenir compte de ce risque.
Les sommes versées doivent-elles être garanties ?Oui, lors de l’achat d’un logement en construction, les sommes versées par les acheteurs doivent être correctement protégées conformément à la réglementation espagnole.
Qu'est-ce qu'une garantie bancaire ?Il s’agit d’une protection du remboursement des sommes versées si le chantier ne démarre pas ou n’est pas achevé dans le délai convenu.
Le promoteur seul suffit-il ?Non. Avant la signature du contrat, les documents doivent être vérifiés par un avocat indépendant agissant du côté de l’acheteur.
Qu'est-ce qui compte le plus avant de verser de l'argent ?Vérification du promoteur, du permis de construire, du contrat, du calendrier de paiement, des garanties et du compte sur lequel les fonds doivent être versés.

1. La faillite du promoteur en Espagne est-elle un risque réel ?

Oui, la faillite d’un promoteur est un risque réel — comme dans tout pays et dans tout secteur où l’on réalise de grands projets. Cela ne signifie pas pour autant qu’acheter auprès d’un promoteur en Espagne soit dangereux par principe.

Le marché du neuf en Espagne est apprécié des clients étrangers, car il donne accès à de nouvelles résidences, à des parties communes modernes, à des solutions économes en énergie et souvent à un très bon niveau de finition. Beaucoup choisissent d’acheter en cours de construction, car ils peuvent choisir une meilleure distribution, l’étage, la vue, ou payer moins cher qu’après l’achèvement de la résidence.

Le risque apparaît lorsque l’acheteur ne se concentre que sur les visualisations, le prix et l’emplacement, en négligeant les aspects formels.

Un promoteur peut rencontrer des difficultés financières pour diverses raisons : hausse des coûts de construction, retards, difficultés de financement, problèmes administratifs, litige foncier ou ventes plus faibles que prévu. Tout problème n’entraîne pas aussitôt la faillite, mais chacun doit être pris au sérieux.

C’est pourquoi, lors d’un achat auprès d’un promoteur, la question essentielle n’est pas « la résidence est-elle belle ? », mais :

les fonds de l’acheteur sont-ils correctement protégés et les documents de la résidence vérifiés ?

Si oui, le risque peut être considérablement réduit. Sinon, même l’offre la plus séduisante peut s’avérer trop risquée.


2. Pourquoi ce sujet concerne-t-il tout particulièrement le marché du neuf ?

La faillite du promoteur est particulièrement importante sur le marché du neuf, car l’acheteur verse souvent de l’argent avant que le bien n’existe physiquement ou ne soit achevé.

Sur le marché de la revente, la situation est différente. L’acheteur voit un bien achevé : il peut le visiter, vérifier son état, les documents, le propriétaire et les charges. Il existe bien sûr aussi des risques, mais le bien est déjà construit.

Sur le marché du neuf, surtout sur plan (off-plan), le client achète la promesse d’un futur bien.

Cela signifie que la décision repose sur :

  • le projet,
  • le plan de la résidence,
  • les visualisations,
  • le calendrier du chantier,
  • le contrat avec le promoteur,
  • les autorisations,
  • les garanties,
  • la réputation du promoteur,
  • la sécurisation des fonds versés.

Il n’y a rien d’inquiétant en soi. L’achat sur plan peut être très avantageux. Il offre souvent un plus grand choix de logements, la possibilité d’échelonner les paiements et l’accès à des résidences qui seront plus chères une fois achevées.

Mais elle exige une plus grande rigueur formelle.

L’acheteur doit savoir précisément :

  • qui est le promoteur,
  • si la résidence dispose des autorisations requises,
  • à quel stade en est le chantier,
  • quel est le calendrier de paiement,
  • si les versements sont garantis,
  • ce qui se passera en cas de retard,
  • ce qui se passera si le chantier n’est pas achevé,
  • quels sont les droits de l’acheteur.

Sur le marché du neuf, il ne suffit pas de se fier à la brochure commerciale. La brochure montre à quoi la résidence doit ressembler. Ce sont les documents qui montrent si l’achat est sûr.


3. Que deviennent les sommes versées par l’acheteur ?

C’est l’une des questions les plus importantes lors d’un achat auprès d’un promoteur.

En Espagne, les sommes versées par les acheteurs pour la construction de logements doivent être correctement protégées. Lors d’un achat sur plan (off-plan), le promoteur ne doit pas encaisser l’argent librement ni le mélanger avec d’autres fonds de l’entreprise.

Selon les règles de protection des acheteurs, les sommes versées à l’avance doivent être déposées sur un compte spécial et couvertes par une garantie, par exemple une garantie bancaire ou une assurance. Cette protection vise à préserver l’acheteur si le chantier ne démarre pas ou n’est pas achevé dans le délai convenu.

En pratique, cela signifie qu’avant tout versement, il faut vérifier non seulement le prix et le calendrier, mais aussi le compte sur lequel les fonds sont versés et si l’acheteur reçoit un document attestant la sécurisation du versement.

L’acheteur doit éviter les situations où :

  • l’argent doit aller sur le compte courant ordinaire du promoteur,
  • il n’y a pas de document de garantie,
  • le promoteur dit que la garantie viendra « plus tard »,
  • le contrat ne précise pas ce qui se passe en cas de retard ou d’inachèvement du chantier,
  • le calendrier de paiement n’est pas clair,
  • le compte de virement ne correspond pas aux documents.

La simple mention « c’est un promoteur connu » ne suffit pas. Un promoteur connu doit lui aussi respecter les procédures et remettre à l’acheteur les documents appropriés.

Le scénario le plus sûr est celui où chaque versement est clairement décrit dans le contrat, arrive sur le bon compte et est couvert par une protection adéquate.


4. Qu’est-ce qu’une garantie bancaire lors d’un achat sur plan (off-plan) ?

La garantie bancaire lors d’un achat sur plan (off-plan) est l’une des principales protections de l’acheteur.

Son but est de protéger l’argent versé par l’acheteur pour un bien encore en construction. Si le projet ne démarre pas ou n’est pas achevé dans le délai convenu, la garantie peut permettre de récupérer les sommes versées, avec les intérêts dus, selon les conditions prévues par les documents et la réglementation.

En pratique, la garantie peut prendre la forme :

  • la garantie bancaire,
  • de l’assurance garantissant le remboursement des versements.

L’essentiel est de ne pas se contenter de l’assurance générale que « les versements sont sécurisés ». L’acheteur doit recevoir un document précis.

Que doit contenir la garantie ?

L’avocat doit notamment vérifier :

  • qui émet la garantie,
  • de quelle résidence il s’agit,
  • de quel logement il s’agit,
  • quel montant est garanti,
  • si elle couvre tous les versements de l’acheteur,
  • quand elle peut être activée,
  • si elle couvre les intérêts,
  • quelles conditions remplir pour demander le remboursement,
  • s’il s’agit d’un document individuel ou général.

C’est très important, car il ne suffit pas de savoir qu’une garantie existe. Ce qui compte, c’est son contenu.

Garantie générale ou individuelle

L’acheteur doit être particulièrement vigilant lorsque le promoteur parle de la sécurisation du projet en termes généraux, sans remettre de document concernant l’acheteur et le logement précis.

Le plus sûr est que la garantie indique clairement les sommes versées par l’acheteur concerné et le bien auquel elle se rapporte.

Pour une transaction de cette importance, il ne faut pas se fier à des assurances verbales. La garantie doit résulter d’un document.


5. Quels documents l’acheteur doit-il recevoir ?

L’étendue des documents dépend de la résidence, de la région et de l’avancement du chantier, mais lors d’un achat auprès d’un promoteur, l’acheteur doit recevoir et vérifier plusieurs éléments de base.

L’essentiel est que les documents soient disponibles avant les décisions financières clés, et non après le versement de l’argent.

Les documents relatifs au promoteur

L’acheteur doit savoir précisément qui est son cocontractant. Il convient de vérifier les données du promoteur, son statut, ses informations d’enregistrement et s’il est bien l’entité responsable de la résidence.

Il est utile de vérifier :

  • la raison sociale,
  • les données d’enregistrement,
  • les personnes habilitées à représenter la société,
  • l’historique de l’activité,
  • les réalisations précédentes,
  • les avis sur les résidences,
  • les informations sur d’éventuels problèmes juridiques ou financiers.

Les documents relatifs à la résidence

Sur le marché du neuf, les documents prouvant que la résidence peut être réalisée sont déterminants.

Selon l’avancement, il faut notamment vérifier :

  • permis de construire,
  • les documents relatifs au terrain,
  • projet du programme immobilier,
  • le descriptif technique,
  • le descriptif des prestations,
  • le calendrier des travaux,
  • la date de fin prévue,
  • les conditions de remise des clés,
  • des informations sur les parties communes.

Les documents relatifs au logement

L’acheteur doit recevoir des informations claires sur le logement précis, et pas seulement la brochure générale de la résidence.

Il est utile de vérifier :

  • le numéro du logement,
  • l’étage,
  • la surface,
  • la distribution des pièces,
  • la surface de la terrasse ou du jardin,
  • la place de parking,
  • le cellier/débarras (trastero),
  • l’orientation du bien,
  • la vue,
  • ce que le prix comprend exactement.

Les documents relatifs aux paiements et aux garanties

C’est une partie absolument essentielle.

L’acheteur doit recevoir :

  • le contrat de réservation ou le compromis de vente,
  • l'échéancier de paiement,
  • les coordonnées du compte de versement,
  • le document de garantie bancaire ou d’assurance,
  • les conditions de remboursement,
  • la marche à suivre en cas de retard,
  • les informations sur les conséquences d’un désistement.

Si l’un de ces éléments n’est pas clair, ne l’ignorez pas. Lors d’un achat auprès d’un promoteur, les documents comptent plus que la rapidité de décision.

6. Que vérifier avant de signer le contrat avec le promoteur ?

6. Que vérifier avant de signer le contrat avec le promoteur ?

Avant de signer le contrat avec le promoteur, il faut vérifier aussi bien la résidence elle-même que les conditions de la transaction.

C’est l’étape où l’émotion doit passer au second plan. L’appartement peut sembler parfait, mais signer un contrat sans vérifier les documents est un risque que l’on peut éviter.

Vérifiez le promoteur

Il est utile de vérifier si le promoteur a de l’expérience, s’il a achevé des projets précédents et si son activité est transparente.

Voici de bonnes questions :

  • quelles résidences le promoteur a-t-il déjà achevées ?
  • peut-on les consulter ?
  • ont-elles été restituées dans les délais ?
  • si des clients ont signalé des problèmes importants ?
  • si l’entreprise exerce sous le même nom depuis des années ?
  • si les données du contrat correspondent aux données d’enregistrement ?

Vérifiez les autorisations

Le permis de construire est d’une importance capitale. L’acheteur doit savoir si la résidence dispose des autorisations requises et à quel stade administratif elle se trouve.

Si le promoteur veut encaisser des sommes importantes mais ne montre pas les documents relatifs au permis, c’est un signal d’alerte.

Vérifiez le calendrier de paiement

Le calendrier doit être clair, logique et lié aux étapes du projet.

L’acheteur doit savoir :

  • combien il verse à la réservation,
  • quand les prochains versements sont dus,
  • quel montant reste dû à l’acte notarié,
  • si les paiements sont liés aux étapes du chantier,
  • ce qui se passera en cas de retard,
  • ce qui se passera si l’acheteur n’obtient pas de financement.

Vérifiez le niveau de finition

Les visualisations ne sont pas un contrat. Il faut vérifier le descriptif technique.

Il convient de déterminer :

  • si la cuisine est incluse dans le prix,
  • si l’électroménager est inclus dans le prix,
  • si la climatisation est installée,
  • quels matériaux seront utilisés,
  • si les salles de bain sont complètes,
  • si les armoires sont incluses dans le prix,
  • si la place de parking est incluse dans le prix,
  • si le cellier/débarras (trastero) est inclus dans le prix,
  • quelles sont les possibilités de personnalisation par l’acheteur.

Vérifiez les conditions de rétractation et de retard

Le contrat doit indiquer clairement ce qui se passe si le promoteur ne respecte pas le délai.

Une simple phrase générale du type « le délai peut changer » ne suffit pas. L’acheteur doit connaître ses droits, savoir quand il peut exiger le remboursement et quelles procédures s’appliquent.

Vérifiez le compte de versement

Le numéro de compte doit correspondre aux documents et être confirmé par un canal indépendant. N’effectuez aucun virement sur la base d’un e-mail non vérifié ou d’une instruction orale.

Lors d’un achat immobilier, ce n’est pas le prix lui-même qui peut causer le plus de dégâts, mais l’imprudence dans le transfert de l’argent.


7. Que se passe-t-il lorsque le chantier est retardé ?

Un retard de chantier ne signifie pas toujours un problème financier du promoteur. En pratique, les projets peuvent prendre du retard pour diverses raisons : administratives, techniques, météorologiques, logistiques ou liées à l’approvisionnement en matériaux.

Ce qui compte toutefois, c’est la façon dont le retard est décrit dans le contrat et dont le promoteur communique avec les acheteurs.

Un léger retard

De petits décalages de calendrier peuvent survenir, surtout sur les grands projets. Une bonne communication du promoteur, un avancement visible des travaux et une explication claire des causes du retard permettent généralement de rester serein.

L’acheteur doit néanmoins conserver la trace de tous les accords.

Un retard important

La situation est différente lorsque le chantier s’arrête pendant de nombreux mois, que le promoteur ne répond plus, que le chantier est désert et que les délais sont repoussés sans explication précise.

Il faut alors consulter un avocat et vérifier les droits découlant du contrat et des garanties.

Que doit faire l’acheteur ?

En cas de retard, il est conseillé de :

  • demander une explication officielle,
  • obtenir le calendrier à jour,
  • vérifier l’avancement des travaux,
  • conserver toute la communication,
  • faire examiner le contrat par un avocat,
  • examiner la possibilité de faire jouer la garantie,
  • ne pas signer d’avenant sans analyse juridique.

Il faut être particulièrement prudent face aux avenants qui repoussent la date d’achèvement du chantier. Leur signature peut parfois affecter les droits de l’acheteur ; il faut donc en comprendre les conséquences avant d’accepter les modifications.


8. Que faire si le promoteur a des difficultés financières ?

Si l’on apprend que le promoteur a des difficultés financières, la pire réaction est la panique. La deuxième pire est d’ignorer la situation.

Il faut agir calmement, mais rapidement.

Étape 1 : rassemblez les documents

L’acheteur doit rassembler tous les documents liés à la transaction :

  • le contrat de réservation,
  • le compromis de vente,
  • les justificatifs de virement,
  • la garantie bancaire ou l’assurance,
  • la correspondance avec le promoteur,
  • l'échéancier de paiement,
  • les documents de la résidence,
  • les avenants,
  • les documents commerciaux.

Sans documents, l’avocat aura plus de mal à évaluer la situation.

Étape 2 : contactez un avocat

L’avocat doit vérifier les droits découlant du contrat, s’il est possible de demander le remboursement, si la garantie peut être activée et quelles démarches entreprendre.

Il ne faut pas agir sur la base de conseils trouvés sur des forums. Chaque cas dépend de documents précis.

Étape 3 : ne signez aucun nouveau document sans analyse

Si le promoteur propose un avenant, une modification du calendrier, un nouveau délai ou une autre solution, il faut vérifier que cela ne dégrade pas la situation de l’acheteur.

La signature d’un avenant peut parfois valoir acceptation de nouvelles conditions.

Étape 4 : vérifiez la garantie

Si l’acheteur a reçu une garantie bancaire ou une assurance, il faut analyser quand et comment elle peut être activée.

Il est important de connaître :

  • qui a émis la garantie,
  • quelles sommes elle couvre,
  • quels documents sont nécessaires,
  • quelle est sa durée de validité,
  • si elle couvre les intérêts,
  • quelle procédure a été indiquée.

Étape 5 : déterminez si la résidence a des chances d’être achevée

Tout problème financier ne signifie pas que la résidence fera faillite. Il est parfois possible d’achever le chantier, d’obtenir un nouveau financement ou de faire reprendre le projet par une autre entité.

L’acheteur doit toutefois fonder ses décisions sur des documents et l’avis d’un avocat, pas sur l’espoir.

9. Le rôle de l’avocat lors de l’achat auprès d’un promoteur

9. Le rôle de l’avocat lors de l’achat auprès d’un promoteur

Lors d’un achat sur plan (off-plan), l’avocat est l’un des principaux éléments de sécurité.

L’agence peut aider à trouver un bien, expliquer le processus, organiser le contact avec le promoteur et guider le client à travers les étapes suivantes. L’avocat, lui, doit vérifier les documents et protéger les intérêts de l’acheteur sur le plan juridique.

Ce sont deux rôles différents.

Que doit vérifier l’avocat ?

Lors d’un achat auprès d’un promoteur, l’avocat doit notamment vérifier :

  • identité du promoteur,
  • droit sur le terrain,
  • permis de construire,
  • le contenu du contrat,
  • l'échéancier de paiement,
  • le compte de versement,
  • la garantie bancaire ou l’assurance,
  • les conditions de rétractation,
  • les conséquences d’un retard,
  • niveau de finition,
  • les documents de la résidence,
  • la conformité du logement avec l’offre.

L’avocat doit aussi expliquer à l’acheteur ce qu’il signe exactement et quelles sont les conséquences de chaque clause.

Pourquoi l’avocat doit-il être indépendant ?

L’acheteur doit avoir la certitude que l’avocat agit de son côté.

Il ne s’agit pas d’un manque de confiance envers le promoteur ou l’agence, mais de la sécurité de la transaction. Dans un achat immobilier, chaque intervenant a son rôle, et l’acheteur doit avoir quelqu’un qui défend précisément ses intérêts.

Quand contacter un avocat ?

Idéalement avant la signature des documents et avant tout versement important.

Une erreur fréquente consiste à ne contacter l’avocat qu’une fois le problème survenu. Or le rôle essentiel de l’avocat est de prévenir les problèmes, et pas seulement de les résoudre.


10. Que conseillons-nous à nos clients ?

Notre principal conseil : acheter auprès d’un promoteur en Espagne peut être un excellent choix, mais seulement si la démarche est menée de façon structurée.

Il ne suffit pas de choisir un bel appartement. Il faut vérifier le promoteur, les documents, les autorisations, le contrat, le calendrier de paiement et la sécurisation des sommes versées.

Nous recommandons toujours aux clients de se poser quelques questions avant l’achat :

  • Est-ce que je sais qui est le promoteur ?
  • La résidence dispose-t-elle des autorisations requises ?
  • Ai-je vu les documents relatifs au logement ?
  • Est-ce que je comprends le calendrier de paiement ?
  • Est-ce que je sais sur quel compte je verse l'argent ?
  • Vais-je recevoir une garantie bancaire ou une assurance ?
  • L'avocat a-t-il examiné le contrat ?
  • Est-ce que je sais ce qui se passera en cas de retard ?
  • Est-ce que je comprends ce que le prix comprend exactement ?

Si la réponse à l’une de ces questions est « je ne sais pas », mieux vaut s’arrêter.

Acheter un bien en construction demande de la confiance, mais ne peut pas reposer uniquement sur elle. Cela doit reposer sur des documents.

Chez Aria Spain, nous aidons nos clients à traverser ce processus sereinement : du choix de la résidence au contact avec le promoteur, en passant par l’explication des coûts et la collaboration avec les avocats, jusqu’aux étapes suivantes de l’achat.

Notre objectif n’est pas seulement de vous présenter un nouvel appartement. Nous voulons aider le client à acheter un bien adapté à ses besoins et sûr sur le plan juridique.


11. FAQ

L’achat sur plan (off-plan) en Espagne est-il sûr ?

Oui, il peut l’être si la résidence, le promoteur, les documents, le calendrier de paiement et les garanties sont soigneusement vérifiés avant tout versement.

Que signifie acheter sur plan (off-plan) ?

L’achat sur plan (off-plan) signifie acheter un bien encore en construction ou qui doit encore être construit. L’acheteur décide sur la base du projet, des plans, des visualisations, des documents et du contrat avec le promoteur.

Le promoteur doit-il garantir les sommes versées ?

Lors de l’achat d’un logement en construction, les sommes versées par les acheteurs doivent être protégées conformément à la réglementation espagnole. En pratique, il peut s’agir d’une garantie bancaire ou d’une assurance.

Qu'est-ce qu'une garantie bancaire ?

La garantie bancaire est un document qui sécurise le remboursement des sommes versées par l’acheteur si le chantier ne démarre pas ou n’est pas achevé dans le délai convenu, selon les conditions de la garantie et du contrat.

La garantie bancaire couvre-t-elle tous les versements ?

Cela doit être vérifié dans le document. L’avocat doit contrôler quel montant la garantie couvre, si elle concerne l’acheteur et le logement précis, et quelles conditions il faut remplir pour la faire jouer.

Que faire si la construction prend du retard ?

Il faut demander au promoteur une explication officielle, vérifier le calendrier à jour, conserver la correspondance et faire examiner le contrat par un avocat. Ne signez aucun avenant sans analyse juridique.

Un retard de chantier signifie-t-il la faillite du promoteur ?

Non. Un retard peut avoir de nombreuses causes et ne signifie pas toujours un problème financier grave. Il est toutefois utile de vérifier la situation, surtout si le retard est important, la communication faible et le chantier à l’arrêt.

Peut-on récupérer son argent si le promoteur n’achève pas la résidence ?

C’est possible si les versements étaient correctement garantis et si les conditions du contrat et de la garantie prévoient cette situation. L’évaluation d’un cas précis doit être menée par un avocat.

Suffit-il de faire confiance à un promoteur connu ?

Non. La bonne réputation d’un promoteur est importante, mais elle ne remplace pas les documents. Même avec un promoteur reconnu, il faut vérifier le contrat, les autorisations, les garanties et le compte de versement.

Quand faut-il contacter un avocat ?

Idéalement avant la signature du contrat et avant tout versement important. L’avocat doit aider à prévenir les problèmes avant que l’acheteur ne s’engage financièrement.


12. Conclusion

La faillite d’un promoteur en Espagne ne doit pas automatiquement décourager l’achat d’un bien neuf. C’est toutefois un risque dont il faut tenir compte en connaissance de cause.

L’achat sur plan (off-plan) peut être très avantageux. Il donne accès à de nouvelles résidences, à de meilleures distributions, à des emplacements attractifs et permet d’échelonner les paiements dans le temps. Mais il exige de vérifier les documents et de sécuriser les versements.

Les points essentiels sont :

  • la fiabilité du promoteur,
  • permis de construire,
  • un contrat clair,
  • un calendrier de paiement sécurisé,
  • le bon compte de versement,
  • garantie bancaire ou d'assurance,
  • un avocat indépendant,
  • prendre ses décisions sereinement.

Acheter un bien en construction ne doit pas faire peur. Il s’agit simplement de ne pas agir à l’aveugle.

Si vous envisagez d’acheter un appartement ou une maison auprès d’un promoteur en Espagne et souhaitez traverser tout le processus en toute sécurité, contactez Aria Spain. Nous vous aiderons à choisir une résidence éprouvée, à comprendre les étapes de l’achat et à faire en sorte que votre décision soit non seulement enthousiasmante, mais surtout bien préparée.

La protection des sommes versées à l’avance lors de l’achat d’un bien en construction découle notamment de la Disposición Adicional Primera de la loi Ley 38/1999 de Ordenación de la Edificación. Cette disposition prévoit que le remboursement des versements soit garanti par une caution bancaire ou par une assurance seguro de caución, dans les conditions qu’elle fixe.

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